DIcible

SILENCE? (2020-) 17 peintures



REGLE DE JEUX



PRIX DE L’OEUVRE :

L’oeuvre est disponible à la vente, sans jouer, au prix de 1.600€. Ce prix peut être modifié avec le concours de ce jeux de fléchette.

PRIX D’UNE PARTIE :

Le prix d’une partie est de 10€ (2€ seront reversés à l’association humanitaire FA.ZA.SO.MA.). Il y a un seul lancé par partie. Le nombre de parties est limité à 21.



CHIFFRES EN JEUX :

Le portrait comporte des zones circulaires marquées de 1 à 8. Ces chiffres auront une valeur multipliée par 10, ainsi la zone 8 comptera pour 80€, la 7 comptera 70€ etc.

COMMENT FONCTIONNE LA NOTATION ?

Il sera soustrait au prix de départ, la valeur correspondante à la zone touchée par le tir de fléchette. Ainsi, chaque partie contribue à baisser le prix d’achat.

Par exemple, le premier joueur, Mr MARTIN paie 20€ pour deux parties. Les deux lancers touchent la zone 5 et la zone 8, avec pour équivalence 50€ et 80€ qui seront soustraits au prix de départ de l’oeuvre. L’oeuvre est donc disponible à l’achat au prix de 870€ (1000€ moins 130€ (50€+80€)). Il peut tout aussi bien rejouer ou laisser la place aux joueurs suivants, Mr CARRIER qui partira avec une base de 870€, et ainsi de suite. Tout le déroulé sera inscrit sur le tableau du volet droit.







LE MOT DE JEAN-PIERRE CHAMBON :


Cible sensible Les portraits, ou autoportraits, que Sébastien Layral exécute – au sens propre la plupart du temps – sont conçus pour des séries obéissant à des règles et des dispositifs d’intervention qui les altèrent. Car ce peintre veille à ce que le modèle ou le spectateur puisse intervenir dans son processus de travail et apporter la touche finale au tableau. Peindre est une expérience qui appelle aussi le geste et la marque d’un autre, celui qui est représenté ou celui qui sera le premier appelé à regarder. L’artiste descend ainsi de son piédestal et, lors d’installations performées, l’œuvre est désacralisée par une manière de rituel iconoclaste. La nouvelle série de Sébastien Layral, intitulée Di-Cible, met en scène son visage sous différents traitements et éclairages auréolé d’ondes numérotées comme les cercles d’une cible. Les figures sont peintes à l’huile sur des panneaux de hêtre, que le spectateur est invité à viser avec des fléchettes. Avec ce jeu de défiguration, ce défouloir, Sébastien Layral veut interroger « les rapports d’argent, les hasards de l’économie ».

(Extraits du catalogue de l’Espace Jules Vallès pour les trente ans du lieu et les trente artistes invités.)