Préambule

DE TOILE EN ETOILES

« Étoile(s), Star(r(s), de l’association de leur lecture jaillit la lumière qui guide ceux qui ont perdu le chemin, ceux qui dans la vie n’ont plus rien, et ceux qui ne le savent pas encore. »

Notes de Marie-Agnès

- Un portrait qui prend en compte l’histoire de la famille, résistants qui vinrent en aide aux Juifs traqués pendant la deuxième guerre mondiale. Sauver ceux qui portaient l’étoile, les plus fragiles. - Un travail de résistance sur son propre corps, résistance parfois menant à marquer le corps, à moduler sa puissance, et devenir étoile.

- « d’étoiles en étoiles », relation à son fils, que j’entends comme un regard sur la transmission. - La nécessité d’une toile grande pour permettre l’expression du corps. - Avoir le travail son avant la performance pour la préparer en amont. - Un lieu à la hauteur de l’évènement, la galerie Thaddaeus Ropac est nommée, le Palais de Tokyo aussi.

Intention

Je suis parti de la vision de Marie-Agnès sur ce qu’est, à ses yeux, une étoile, en terme d’humanisme, d’éthique, de transmission et d’engagement du corps en lutte. Je souhaite étirer la construction de ce portrait, représentant ces valeurs, jusqu’à ce qu’il devienne non plus juste un

réflecteur mais un diffuseur. Je souhaite dire l’étoile, celle qui guide, celle qui montre le chemin.
Et je veux créer un lien entre l’étoile et ceux qui la regardent, un lien de réciprocité. Ainsi, comme pour guider les gens perdus, l’étoile sert de boussole. Mais une étoile n’y suffit pas, plusieurs sont nécessaires, si on peut sourire à l’évocation du nom Starr, dans ce jeu de mots simplifié, il reste pour moi un autre repère important que je souhaitais associer. Le lien sera fait avec le public, comme autant d’étoiles nécessaires pour guider les plus fragiles.

Marie Agnès Gillot recouvrira la Toile de peinture blanche. Cet écran lumineux masquera la peinture, allégorie à notre rapport culturel, et permettra de révéler une vidéo projetée dessus. Pendant ce temps, Didier Morville lira le texte de Siaka Doumbia. La trame sonore sera produite par Christophe Debouit. La toile, espace sur lequel est représenté l’homme fragile en peinture, sera recouverte de blanc et deviendra un support vidéo sur lequel seront projetés, et ainsi éclairés comme autant de petites étoiles, les visages des personnes du public.

999 MARIE AGNES GILLOT 2018, Huile sur lin pour performance, 250x800

100 000,00 €Prix