L'ECOSYSTEME CREATIF : ENTRE INTIME ET COLLECTIF
La pratique artistique de Sébastien Layral D'Alessandro se déploie comme une respiration entre le NOUS, le JE et le voEUX, explorant la porosité des frontières entre l’artiste et son environnement.
LE NOUS | L'Expérience Collective
Cette introspection trouve son contrepoint vital dans les séries performatives, où la toile et le corps s'offrent comme terrains d’expérimentation collective. En invitant le spectateur à l’engagement direct pour altérer, sauver ou parfaire l’œuvre, le geste devient un acte politique et solidaire. Le public n'est plus témoin : il devient acteur responsable d'une trace commune, transformant l'acte artistique en un exercice de démocratie sensible.
LE JE | L'Introspection Picturale
À travers les séries non participatives, la peinture devient un champ de réflexion intime où l'image dialogue avec le texte pour affronter l’absurde, la mémoire et le temps. Cette recherche d'une justesse intérieure est un corps-à-corps avec la matière et la figure. Ici, l’œuvre est un acte de résistance face à la finitude, un silence vibratoire où le peintre cherche l'équilibre entre la rigueur du trait et l'émotion brute.
LES voEUX | La Création Totale
Enfin, cet équilibre est ponctué par les projets singuliers, des parenthèses hors cadres où la création se fait totale. Qu’il s’agisse d’hybrider les disciplines, de mettre à l'épreuve la résistance du corps ou d'explorer la résonance du verbe, chaque projet est une quête de sens où l'art dépasse sa propre limite. Ici, l’œuvre devient un mode de vie, une réponse physique et poétique pour habiter le présent.
BINÔMES? 14 peintures (2025-2026) Dernière présentation : 2025 : PARIS - 100esc (curation Corine Borgnet)
"PlAIsiR loSt-it fait dialoguer texte et portrait pour explorer comment le plaisir et le bonheur s’inventent, entre émotion et raison, au cœur d’un monde absurde."
PLaISir prolonge la démarche initiée avec la série Lost-It, où les toiles réécrivaient le texte du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus en laissant apparaître les mots comme partie intégrante de l’image. Ici encore, le texte affleure sur les fonds des tableaux : il ne se cache pas, mais s’expose et dialogue avec le portrait peint. Cette continuité affirme une recherche où peinture et littérature se rencontrent, où le visible et le lisible se nourrissent l’un l’autre. La série interroge la manière dont le plaisir et le bonheur peuvent exister dans un monde traversé par l’absurde, et propose la toile comme lieu de pensée incarnée, entre émotion et clarté.
LIbrE (nous)
LIBERTE? 7 performances (2017 - 2025) Dernière présentation : 2025 : PARIS - La Sorbonne
« La liberté c’est pouvoir défendre ce que je ne pense pas, même dans un régime ou un monde que j’approuve. C’est pouvoir donner raison à l’adversaire. » Albert Camus.
LIbrE est une mise en acte du principe camusien : la liberté ne réside pas dans l’affirmation de soi mais dans la capacité d’accueillir la raison de l’autre. Le dispositif — le public tatoue librement le corps de l’artiste — transforme le dialogue en expérience physique : le spectateur devient auteur d’une trace irréversible, et l’artiste, support et témoin d’un discours qu’il ne maîtrise plus.
Ce renversement du rapport entre émetteur et récepteur matérialise la démocratie comme tension incarnée : la liberté s’y éprouve dans la confrontation consentie à l’altérité. Le corps, traversé par les vérités individuelles, devient archive collective, miroir de la pensée plurielle.
En prolongeant la logique des séries participatives antérieures (AVEC, JE SUIS UNE PUTE, GRAFF), LIbrE radicalise la question de l’engagement : le corps de l’artiste remplace la toile comme espace de co-écriture. La performance fonde une éthique du risque et de la porosité : se rendre vulnérable à l’autre pour éprouver le sens de la liberté.
O Μινώταυρος (nous)
AUTOPHAGIE? 48 peintures (2023 - 2024) Dernière présentation : 2024 : BRIVE - Musée Labenche (commissaire : V Riga-Jourjon)
« J’interroge, par le mythe du Minotaure, notre capacité à pacifier notre part animale et à retrouver une tempérance perdue dans le labyrinthe des barbaries humaines et de l’absurdité de la vie. »(série en deux volets)
Autophagie? (2023-2024) met en scène un Minotaure vêtu de bleu, figure de l’animalité et de l’ombre intérieure. Sébastien Layral D'Alessandro détourne le mythe pour en faire une métaphore de nos propres labyrinthes et des impasses politiques, sociales et écologiques de notre temps.
imMORtALE? (2024-2025) naît du décès d’Elena D’Alessandro Layral, intégrée à l’œuvre par son image et même ses cendres funéraires. Transformée en Minotaure, elle forme avec l’artiste un couple hybride où amour et deuil se confondent, où la perte devient force créatrice.L’ensemble affirme que le Minotaure n’est pas un monstre extérieur, mais la part intime de l’humain qu’il faut apprendre à regarder pour trouver l’équilibre dans le déséquilibre.
CEnSURE (nous)
CESURE? 1 sculpture humaine (2019) Dernière présentation : 2024 : LILLE - CanopY (Louis Dimension Agency)
« Dans quelques années, quand je t'aurai oubliée, et que d'autres histoires comme celle-là, par la force encore de l'habitude, arriveront encore, je me souviendrai de toi comme de l'oubli de l'amour même. Je penserai à cette histoire comme à l'horreur de l'oubli. Je le sais déjà. » Texte extrait d’Hiroshima mon amour.
Le lobule gauche de l’artiste est mis en vente lors d’une exposition à Rome, en geste de résistance face à la censure.
En cas d’acquisition, sa part sera intégralement reversée à sept projets humanistes œuvrant pour la défense de la liberté.
LOst-It (je)
ABSURDE? 75 peintures/12000 (2022 - 2122) Dernière présentation : 2021 : BRIVE - Musée Labenche (commissaire : V Rigau-Jourjon)
"Réécrire Le Mythe de Sisyphe sur 12 000 Post-It peints, où chaque toile autonome et inachevée rejoue l’absurde camusien : créer sans fin en sachant que l’accomplissement restera impossible."
Peindre Le Mythe de Sisyphe d’Albert Camus à partir de pense-bêtes. Réécrire l’essai sur l’absurde sous forme de « Post-It », comme autant de tâches à accomplir. Chaque fragment froissé devient signe d’oubli et d’abnégation.
À chaque pense-bête correspond une peinture. Environ 12 000 toiles à réaliser, soit près d’un siècle de travail. L’ensemble ne pourra jamais être achevé : l’œuvre rejoue ainsi, dans sa fabrication même, la condition de Sisyphe.
Chaque peinture, autonome et incomplète, contient en creux le livre entier, amputé de ses mots. La série entière devient une mise en abyme : la vie artistique qui s’y consacre illustre l’absurde camusien, répétant sans fin le geste de créer, sachant que l’accomplissement restera hors d’atteinte.
SEPPUKU
APPROPRIATION? 3 peintures (2017- 2024) Dernière présentation : 2024 : BRIVE - Musée Labenche(commissaire : V Riga-Jourjon)
Un lancer de fléchette sur la toile coûte 100 €. Chaque carré touché, préalablement dessiné, est découpé, encadré et offert au joueur comme lot.L’intégralité des fonds est reversée à une association qui accompagne les migrants en France.
"SEPPUKU propose une expérience où le spectateur n’est plus simple observateur mais acteur d’un geste irréversible. Chaque lancer de fléchette, acheté au prix fixé, entame la toile, en prélève un fragment et le transforme en possession individuelle. Ce rituel détourne le sacrifice traditionnel pour interroger notre rapport à l’art, au marché et à la responsabilité. Détruire devient consommer, mais aussi redistribuer : les sommes collectées sont reversées aux migrants. Dans cette tension entre absurdité et don, SEPPUKU oblige chacun à mesurer le sens et la portée de son propre acte."
JoeyStarr (vœux)
CONSTELLATION? 1 installation performée (2024 - ?)
"Un visage unique ne suffit pas : six portraits cubiques — Didier et ses proches — s’assemblent et se recomposent comme un puzzle, révélant que la réalité d’un être n’existe qu’à travers la somme des regards qui l’entourent."
J’ai voulu reconstruire une image multiple de Didier : plusieurs points de vue, plusieurs angles de connaissance. Qui est-il ? Un seul portrait n’en dirait rien. Plutôt que de figer son visage, j’ai choisi d’explorer sa réalité à travers ceux qu’il aime. Comme un jeu de cubes d’enfant, six portraits se combinent : celui de Didier et ceux de cinq proches.
Présentés dans un cadre de type caisse américaine, ces cubes (30 cm de côté, bois préparé à la colle de peau, peints à l’huile) permettent de composer, décomposer, ou mêler les visages. Selon l’agencement, apparaît un portrait unique ou une image hybride, interrogeant toujours la réalité collective comme somme des vérités individuelles.
Le cadre en bois, conçu avec des alvéoles garnies de feutrine, assure la manipulation sans dommage.
Une vente aux enchères sera organisée pour vendre chaque cube au profit de FA.ZA.SO.MA.
moissoNB1 (nous)
DEMOPHAGIE? 31 peintures (2020- 2022) Dernière présentation : 2023 : LILLE - Louis Dimension Agency
« moissoNB1 met en scène le Windigo de notre histoire: la cupidité qui, siècle après siècle, pousse l’humanité à se dévorer elle-même. »
moissoNB1 revisite la figure du Windigo pour révéler nos monstres modernes. Chaque toile associe un personnage central à un paysage historique où la cupidité des puissants a détruit sa propre communauté. Reliées à des vidéos accessibles par QR code, ces œuvres inscrivent la mémoire des tragédies dans un dispositif participatif où le public écrit ses impressions sur des toiles vierges. La série met en lumière la répétition tragique de ces drames à travers le temps: un cycle perpétuel où l’histoire humaine se dévore elle-même.
diCIBLE (nous)
SILENCE? 17 peintures (2019- 2024) Dernière présentation : 2024 : LILLE - Louis Dimension Agency
«Chaque fléchette trace la mémoire d’un prix : ce que vous gagnez existe parce qu’un autre a déjà donné.»
PRIX DE L’ŒUVRE
Disponible à 2 200 €, l’œuvre peut voir son prix baisser grâce au jeu de fléchettes.
PRIX D’UNE PARTIE
10 € la partie (dont 2 € reversés à l’association FA.ZA.SO.MA.), avec un seul lancer. Maximum 21 parties.
RÈGLE DU JEU
Le portrait comporte des zones numérotées de 1 à 8. Chaque chiffre vaut ×10 (zone 8 = 80 €, zone 7 = 70 €, etc.).
La valeur de la zone touchée est déduite du prix de départ de l’œuvre.
EXEMPLE
Deux lancers touchant 5 (50 €) et 8 (80 €) font baisser le prix de 130 €. L’œuvre passe alors de 2 200 € à 2 070 €.
Et ainsi de suite.
inTIME (nous)
ANTHROPOCENE? 51 peintures (2019- 2023) Dernière présentation : 2013 : CLERMONT-FD Symposium International BIOTRANS
« Intime fait du geste un choix : s’engager pour sauver, ou laisser disparaître. »
Des paysages fragiles, peints à l’huile sur lin.
Le nombre d’œuvres présentées correspond au nombre de jours d’exposition.
Chaque soir, une toile est altérée… sauf si elle a trouvé acquéreur.
Un paysage « acheté-sauvé » consacre un tiers de sa valeur à la fondation Akamasoa, qui a sorti plus de 500000 personnes de l’extrême pauvreté et replante chaque année 20 000 arbres à Madagascar ravagé par la déforestation.
yuBITsUME (vœux)
REPENTI? 16 peintures 1 Tatouage 1 Sculpture (2019)
« yuBITsUME confronte le spectateur à l’absurdité d’un marché où l’achat d’art peut aller jusqu’au sacrifice réel du corps de l’artiste, révélant l’impuissance collective à enrayer les logiques économiques destructrices. »
yuBITsUME met en scène la tension entre valeur artistique et logique marchande. L’installation présente un moulage d’avant-bras et des toiles qui en donnent différentes visions. Chaque pièce peut être achetée selon deux modalités : au prix « noble » de la cotation traditionnelle ou au rabais, calculé comme un simple objet de consommation. Dans ce second cas, l’artiste s’engage à une véritable ablation de la phalange, selon le rituel du yubitsume, hérité du code d’honneur des samouraïs et repris par les yakuzas. Ce geste radical altère définitivement le rapport entre moulage et peintures. En transposant dans le champ artistique les mécanismes du marché — promotion, dévaluation, sacrifice du producteur —, la performance confronte directement le spectateur à son propre rôle d’acheteur. L’œuvre ne propose pas de solution mais une question brûlante : comment empêcher un processus économique absurde et destructeur de se répéter, alors que nous restons collectivement incapables de le transformer dans la sphère politique ?
Marie Agnès Gillot (vœux)
ETOILE? 1 Installation performée (2018 - ?)
"Une toile tenue comme un rempart, assaillie par la danse de Marie-Agnès Gillot, engloutie sous un voile blanc qui devient écran, où le public se découvre constellation et boussole pour les plus vulnérables."
La toile 999, solidaire des armures de deux gardiens, sera portée par eux. Leur rôle sera de maintenir sa surface dans un plan défini, malgré les assauts chorégraphiés de Marie-Agnès Gillot.
La performance sera accompagnée d’une trame sonore créée par Sylvie Cagnioncle (violoncelle) et Christophe Debouit (électro). Le texte sur la migration, écrit par Siaka Doumbia, sera lu par JoeyStarr.
Face à la toile se tiendra une baignoire remplie de peinture acrylique blanche, dans laquelle Marie-Agnès puisera pour recouvrir, à « bras-le-corps », l’œuvre peinte selon des codes classiques. Ce voile blanc, métaphore de notre rapport culturel, masquera la peinture et fera surgir un nouvel espace : un écran de projection.
Sur cette surface, l’image du public filmé apparaîtra, illuminée comme une constellation d’étoiles, rappelant que chacune est nécessaire pour guider les plus fragiles.
lOSt (nous)
SE PERDRE? 51 peintures 1 Tatouage (2013 - 2020) Dernière présentation : 2018 : BALE - Galerie 55 Bellechasse
« LOST sacrifie la surface d’une œuvre pour repeupler la table des enfants. »
Il est proposé au public de faire l’acquisition d’une petite surface de la toile, en y accolant une gommette rouge pour le prix d’ 1€. Ce dernier sera transformé en 8 repas scolaires pour des enfants malgaches avec l’association FA.ZA.SO.MA.
JE SUIS UNE PUTE (nous)
COLLECTIONNEUR? 51 peintures (2016 - 2017) Dernière présentation : 2017 : PARIS - Galerie 18bis
« Cette série fait du collectionneur un acteur : il n’achète pas seulement un portrait, il engage son image et son argent pour changer le monde. »
Une série d’ autoportrait à l’huile sur lin est réalisée sur différents formats à partir d’une photographie unique.
Sur la surface peinte de chaque toile, sont inscrites dorées ou peintes, les indications normalement annotées au dos ou dans d’autres registres : le numéro de la toile, le titre de la série, l’année de fabrication, la technique, le format, suivi de la signature et du lieu de réalisation.
- Les acheteurs trouveront avec la toile :
- Un certificat d’authenticité.
- Une partie du texte manuscrit (réparti entre toutes les toiles de la série) questionnant le « je suis une pute ».
- Une proposition pour continuer cette recherche.
- Si le collectionneur accepte, il est invité à poser pour un portrait photographique qui va servir de modèle pour réaliser une deuxième peinture de format identique et recouvert des inscriptions relatives à la série.
Il devra fournir, pour ce nouveau châssis, un texte manuscrit expliquant sa relation au titre.
- Il s’engage à vendre cette nouvelle toile
- L'argent récolté est à sa disposition pour changer le monde.
GRAFF (nous)
NOUS? 1 installation performée 1 Tatouage (2015) Dernière présentation : 2015 : TOURNON SUR RHONE - Musée
« Graff rappelle que l’enfermement laisse des marques : ici, elles passent du mur au corps, du collectif à l’intime.»
Dans une cellule de prisonniers ayant inscrit leur passage dans la pierre meuble, se trouve une toile vierge en lin de 20m de long par 2,5m de haut. Chacun des 12000 visiteurs de l’exposition aura été invité à s’écrire librement sur le tissu avec des marqueurs blancs. L’installation précisait au premier jour que le tatoueur viendrai le dernier jour tatouer sur une partie du corps de l’artiste un des graffs choisis par lui.
AVEC (nous)
MODELE? 81 peintures (2015- 2017) Dernière présentation : 2018 : PARIS - Galerie 55 Bellechasse
"La réalité est la somme des vérités individuelles."
L'artiste réalise la moitié d’un portrait peint à l’huile sur lin à partir d’un portrait photo. Le modèle a le temps de l’exposition pour venir s’écrire librement sur l’objet peint. Ce portrait est la surface sur laquelle la vérité photographique sera rapprochée de la réalité humaine, par l’adjonction de la vérité du modèle, quelque soit sa forme, fusse-t-elle un refus d’intervention ou une destruction de l’objet peinture. Un dernier élément de ce « contrat » est que l’œuvre réalisée étant collaborative, elle appartient à chacun, et, en cas de vente, la somme d’argent reçue sera répartie soit entre le modèle et l'artiste. Soit entre le modèle, l’artiste et le galeriste.
DESIRE (nous)
DESIR? 43 peintures 1 Tatouage (2013 - 2015) Dernière présentation : 2016 : HONG KONG - Galerie Avenue des Arts
« Chaque portrait naît du désir : peint par l’artiste, complété par la couleur du modèle et son autoportrait écrit, dissimulé au dos. »
L’artiste réalise des portraits à l’huile de personnes pour lesquelles existe un désir. Chaque modèle pourra parfaire son portrait depuis deux postulats (physique/couleur choisie et émotionnel/blanc) après avoir réalisé son autoportrait écrit qui sera marouflé au dos de la toile.
INO ONI (nous)
RELATION? 28 peintures 1 Tatouage (2011- 2013) Dernière présentation : 2014 : HONG KONG - Galerie Avenue des Arts
« INO ONI met en jeu l’autoportrait écrit, le corps, l’image et le geste, pour faire d’une peinture traversée une œuvre validée par celui qui s’y incarne. »
Inviter chaque visiteur de l’atelier à réaliser un autoportrait écrit, aussi juste que possible.
Dénuder librement le haut ou le bas du corps.
Prendre une image photographique de ce moment.
Peindre à l’huile l’image de cette image.
Rendre l’œuvre éphémère en la traversant par ponçage, pour y introduire les traces du texte.
Maroufler l’autoportrait écrit au dos de la toile.
Conjuguer les perceptions du moment, de l’image, du texte, du récit et de l’émotion.
Appliquer un code qui relie les deux faces de la toile.
Laisser enfin le modèle valider l’ouvrage par un dernier geste.
PEINTOMATON (nous)
VALEUR? 1 200 peintures (2000- 2015) Dernière présentation : 2015 : ROME - Institut Francais
"En résumé, une personne du public viens poser nue pour moi de l’autre côté de la bâche plastique translucide et je réalise son portrait, une cam filme ce que je peins, une est tenue par le modèle et l’autre par le public, les trois sont projetées en vidéos sur la bâche. Ce qui nous empêche de nous voir nous permet au final de visualiser l’impossible point de vue de l’autre. Le peinture réalisé est effacée devant le public en attendant qu’une autre personne entre dans le système."
«… Mais le clou fut la performance de Sébastien Layral dans l’antre même du « monstre muséal ». Dans une atmosphère étrange entre la salle d’auto-psy et un univers de latex, dans un décor de projection live sur un film plastique transparent qui baigne le spectateur dans un entre-monde entre lumière blafarde de poste TV et clarté intra-utérine ou océane, l’artiste-performeur nous a offert un moment d’interactivité, un moment de vérité –peut-on dire ? – ou s’effectue une mise à nue de l’artiste mais aussi du spectateur … Un authentique moment d’échange qui conserve toute la pudeur des communiants( ?), car il y a une sorte de délicatesse dans l’œuvre de Sébastien Layral, un respect qui appelle à dépasser les apparences et les politesses inutiles, une nécessité également de traduire un indicible, de saisir l’instant fuyant et insaisissable de la rencontre et de l’échange, Bref, Sébastien Layral, c’est un peu tout cela, pour moi, mais, ne vous fiez à rien avant d’aller à sa rencontre la fois prochaine – ces apparitions sont rares… -, c’est une invitation élégante et déstabilisante à vivre une expérience collective, personnelle et intime… »
Pierre Douziech– à Musée des Beaux-Arts Denys-Puech.
PEINTURE (je)
PEINTURE? 1000 peintures (1987 - 2026) Dernière présentation : 2001 : CLERMONT FD - FRAC AUVERGNE (commissaire :JC Vergne)
« Un parcours à travers le médium, explorant des sujets variés. Un ensemble d’œuvres, participatives ou non, parfois inscrites dans de courtes séries. Elles constituent des instants techniques et émotionnels, faisant office de charnières entre les séries et les différents concepts. »







































































































































































































































































