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conPASSION

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L'impermanance



LES DONNÉES

Sous-Titre : ? Je suis là

Catégorie : Racine courte

Période : 2012 
Réalisations : 1 performance participative (12 participants)
Présentation générale : CON-PASSION est une performance participative où le tatouage devient acte collectif, transformant la compassion en inscription permanente sur le corps.



LE PORTFOLIO

Sélection : 7 œuvres sur 1300 réalisées.
 

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Inscription au feutre des participants, repris par le tatoueur proffessionel.

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De part et d'autre de l'arbre inscrit sur mon corps, des branches de cerisier sont réalisées à main levées par Christophe le tatoueur, puis les participants vienent inscrire leur présence le long des branches.

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Deux participants souhaitent être marqués par l'artiste du même symbôle.

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592a • CON-PASION

2012 • THIERRIC • sérigraphie sur t-shirt offert a chaque participant avec rappel de leur intervention

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592 • CON-PASION

2012 • tatouage-performance -17 participants • CHRISTOPHE

Découvrir le projet complet ↓



LE PROJET 

CON-PASSION se déploie en plusieurs temps. En amont, un arbre est tatoué sur le dos de l'artiste — image de la croissance et de l'enracinement. Au début de la performance, un tatoueur ajoute des branches de cerisier sans dessin préparatoire — l'improvisation devient méthode.

Le public est alors invité à venir tatouer lui-même sa présence sur le corps de l'artiste, en piquant l'encre avec des fleurs de cerisier — symbole de l'impermanence et de l'infini ouvert. Douze participants gravent ainsi leur compassion, leur présence, leur engagement sur une peau qui les accueille.

Trois personnes demandent ensuite à être tatouées par l'artiste de la même fleur — transformant le geste participatif en chaîne de contagion. CON-PASSION révèle que la compassion n'est pas sentiment abstrait mais inscription corporelle — que la présence de l'autre nous marque à jamais.



EXPOSITIONS 

2012 — Manoir Saint Félix, Rodez, France



LECTURE SÉMENTIQUE

COMPASSION : le mot est là entier, lisible. Du latin cum (avec) + pati (souffrir) — mais l'étymologie ici n'est pas le sujet. Elle est le point de départ d'un détournement.

La typographie coupe : con + PASSION.

CON : le préfixe latin cum glisse vers l'insulte française. L'idiot, celui qui ne calcule pas, qui n'optimise pas, qui donne sans garantie de retour. Dans la logique de l'écosystème de Layral, cette "conerie" est une posture éthique — le refus de la distance, de la prudence gestionnaire. Être pleinement avec l'autre sans filet, c'est ce que le monde appelle naïveté et que la série revendique comme praxis.

PASSION : l'ardeur, l'engagement qui ne raisonne plus à froid. Non la souffrance partagée, mais l'énergie qui pousse à construire avec — la force motrice de toutes les séries collaboratives.

La contraction conPASSION dit ce que la compassion conventionnelle tait : qu'être pleinement avec l'autre, dans l'acte de co-créer, exige une forme d'abandon de soi qui dépasse le calcul. C'est l'idée démocratique du avec portée à son point le plus radical — non pas témoigner, non pas aider, mais faire ensemble, à parts égales, dans la matière.

? Je suis là : la présence comme acte fondateur. Avant le projet, avant le protocole — être là. La question du point d'interrogation n'est pas existentielle, elle est politique : est-ce que ma présence suffit à enclencher quelque chose ? La série, par le tatouage inscrit dans la chair, répond que oui — être là laisse une trace.



PLACE DANS L'ÉCOSYSTÈME

CON-PASSION est une racine courte qui pose la question de la compassion comme tatouage permanent. Elle dialogue avec LIbrE sur le tatouage participatif et avec GRAFF sur l'inscription collective, mais où ces séries questionnent l'image, CON-PASSION la grave dans le corps lui-même. Elle nourrit le tronc en révélant que LOst-It est aussi une compassion — créer en reconnaissant que chacun participe à cette création.

 
 
ÉCOSYSTÈME DE RÉFÉRENCE

Caractéristiques principales :

  • Espèce : Ficus macrophylla (figuier de la baie de Moreton), originaire d’Australie.

  • Plantation à Palerme : 1863–1864.

  • Hauteur : environ 30 m.

  • Structure : un tronc central avec de nombreuses racines aériennes qui descendent au sol et deviennent de nouveaux “piliers”, donnant l’impression d’un arbre avec branches-racines multiples.

   • Il est souvent considéré comme l’un des plus grands arbres d’Europe en volume de végétation.

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  Ficus macrophylla monumental de Giardino Garibaldi, piazza marine à Palermo.

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