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GRAFF

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2015 — prison, Musée, Tournon sur Rhône,  France 



LES DONNÉES

Sous-Titre : ? Nous

Catégorie : Racine courte 
Période : 2015
Réalisations : 1 installation + 13 000 spectateurs + 1 tatouage (série fermée)
Présentation générale : GRAFF est une installation performative participative présentée dans une ancienne prison, transformant les murs historiques en toile collective et le tatouage en acte politique.



LE PORTFOLIO

Sélection : 7 œuvres sur 1300 réalisées.
 

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790 • GRAFF

2015 • Blanc sur lin 12000 Spectateurs •  250x2000 cm

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790 • GRAFF

2015 • Blanc sur lin 12000 Spectateurs •  250x2000 cm (détail)

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790 • GRAFF

2015 • Blanc sur lin 12000 Spectateurs •  250x2000 cm (détail)

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790 • GRAFF

2015 • Blanc sur lin 12000 Spectateurs •  250x2000 cm (intervention du tatoueur)

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778 • GRAFF

2015 • Tatoo blanc • Christophe

Découvrir le projet complet ↓



LE PROJET 

GRAFF est présenté dans une ancienne prison dont les murs de mollasse (pierre tendre) avaient servi aux prisonniers pour s'écrire, s'écrier — laisser une trace avant de disparaître. L'installation reprend cette logique : une toile vierge de vingt mètres par deux mètres cinquante de hauteur remplace les murs.

Des feutres blancs sont laissés au public pour qu'il puisse s'inscrire librement sur la toile — poursuivant le geste des prisonniers. Trois mois d'exposition et 13 000 visiteurs plus tard, un tatoueur est invité à choisir un ou plusieurs graffiti laissés là par les visiteurs. Le tatoueur encrera sur le corps de l'artiste le graffiti de son choix — transformant le mur collectif en peau personnelle.

GRAFF révèle que le public n'est pas spectateur mais co-créateur — que ses graffitis deviennent assez puissants pour marquer le corps de l'artiste définitivement. Elle pose la question radicale : qui possède vraiment l'art ?



EXPOSITIONS 

2015 — Musée, Tournon Sur Rhône, France



LECTURE SÉMENTIQUE

GRAFF : abréviation de graffiti, de l'italien graffio (égratignure, marque), lui-même issu du grec graphein — écrire, tracer. Mais le grec graphein est aussi l'origine de graphe, de portrait, de toute inscription. Le GRAFF n'est pas une écriture de moins : c'est l'écriture à sa source, avant que les institutions ne la normalisent. Ce que le prisonnier grave dans la pierre — je suis passé ici, j'ai existé — est le geste le plus ancien et le plus pur de la présence humaine sur une surface.

Le protocole place cette économie du signe dans un espace d'exposition : la toile vierge de 20 mètres reçoit 12 000 passages. Chacun écrit avec un marqueur blanc sur lin blanc — la marque existe mais résiste à la lecture frontale, elle demande la lumière rasante, la proximité, le temps. Comme un graffiti dans une cellule que seuls ceux qui cherchent trouvent.

? NOUS : la question centrale. À quel moment 12 000 inscriptions individuelles — chacune un je — deviennent-elles un nous ? Le sous-titre ne l'affirme pas, il le pose. Le nous n'est pas donné d'avance : il se construit par accumulation de passages, par superposition de présences, par la décision de mettre sa marque là où d'autres ont mis la leur.

Le tatouage final referme le cercle : le collectif éphémère — blanc sur blanc, marqueur sur lin — trouve son archive permanente dans la chair de l'artiste. Un graff choisi parmi 12 000, inscrit dans le corps. Le nous entre dans le je et y reste. Ce n'est pas l'artiste qui signe l'œuvre — c'est le collectif qui signe l'artiste.



PLACE DANS L'ÉCOSYSTÈME

GRAFF est une racine courte qui pose la question de la propriété collective de l'art. Elle dialogue avec lOSt sur la perte de l'objet et avec LIbrE sur le tatouage comme acte participatif, mais où ces séries questionnent l'engagement personnel, GRAFF le transforme en engagement collectif. Elle nourrit le tronc en révélant que LOst-It est aussi un graff — 12 000 peintures écrites sur le temps par une humanité entière.

 
 
ÉCOSYSTÈME DE RÉFÉRENCE

Caractéristiques principales :

  • Espèce : Ficus macrophylla (figuier de la baie de Moreton), originaire d’Australie.

  • Plantation à Palerme : 1863–1864.

  • Hauteur : environ 30 m.

  • Structure : un tronc central avec de nombreuses racines aériennes qui descendent au sol et deviennent de nouveaux “piliers”, donnant l’impression d’un arbre avec branches-racines multiples.

   • Il est souvent considéré comme l’un des plus grands arbres d’Europe en volume de végétation.

Ficus macrophy a monumental de Garcino Canbeldi_edited.jpg

  Ficus macrophylla monumental de Giardino Garibaldi, piazza marine à Palermo.

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