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PEINTOMATON

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2015 — Musée, Tournon sur Rhône, France 



LES DONNÉES

Sous-Titre : ? Avoir
Catégorie : Racine
Période : 2000 - 2015
Réalisations : ~1 200 peintures & dessins tous supports confondus (série fermée)
Présentation générale : PEINTOMATON est un dispositif performatif pictural où la rencontre entre artiste et public est capturée et détruite en temps réel, révélant que la valeur de l'art réside dans l'expérience, non dans l'objet.



LE PORTFOLIO

Sélection : 7 œuvres sur 114 réalisées.
 

peintomaton.jpg

300 • PEINTOMATON

2004 • Cabine chassis toilés et peinture pour performances • 240x200x180

294 PEINTOMATON 2002, Aquarelle, acrylique, plexiglass et texte de conversation sur toile,

294 • PEINTOMATON

2002 • Aquarelle, acrylique, plexiglass et texte de conversation sur toile • 18x14

280 PEINTOMATON  2002, Installation - Aquarelle marouflée sur toile, acrylique et emballag

280 • PEINTOMATON  

2002 • Installation - Aquarelle marouflée sur toile, acrylique et emballage plastique • 18x200

253 PEINTOMATON 2001, Aquarelle, acrylique, plexiglass et texte de conversation sur toile,

253 • PEINTOMATON

2001 • Aquarelle, acrylique, plexiglass et texte de conversation sur toile • 18x14

281 PEINTOMATON  2002, Installation - Aquarelle marouflée sur toile, acrylique et emballag

281 • PEINTOMATON  

2002 • Installation - Aquarelle marouflée sur toile, acrylique et emballage plastique • 125x100x20

372 PEINTOMATON 2007, Huile sur toile, 125x100.jpg

372 • PEINTOMATON

2007 • Huile sur toile • 125x100

500 PEINTOMATON 2011, Huile sur toile, 125x100.jpg

500 • PEINTOMATON

2011 • Huile sur toile, •125x100

Découvrir le projet complet ↓



LE PROJET 

PEINTOMATON part d'un principe fondamental : introduire une distance entre les corps dans l'acte du portrait. Là où le portrait classique suppose une proximité physique entre peintre et modèle, PEINTOMATON interpose un matériau qui médiatise la relation sans la supprimer. Ce matériau est toujours un écran — dans ses deux définitions que l'usage contemporain a dissociées mais que la série réunit. L'écran comme surface de projection, celle qu'on connaît : il donne à voir, il diffuse, il rend visible. Et l'écran dans son sens originel, aujourd'hui oublié : ce qui fait barrage, ce qui protège, ce qui cache. La bâche translucide, la cabine fermée, la caméra interposée, le réseau — chacun de ces dispositifs est les deux à la fois. Il empêche le contact direct et crée les conditions d'une autre visibilité. La matérialité de l'écran n'est pas neutre : elle est le sujet. Ce qui devrait gêner la relation devient l'outil par lequel elle se construit autrement.

 

Le second principe est le changement de statut. Le visiteur qui entre dans l'espace de PEINTOMATON n'est plus spectateur — il devient modèle, sujet, force de proposition. Le passage du passif à l'actif est parfois littéral : dans certains protocoles, le modèle tient lui-même une caméra, cadre ce qu'il choisit de montrer, participe à la construction de l'image. L'exposition ne lui est plus adressée — elle lui appartient le temps de la séquence.

 

Ces deux principes se déclinent en six protocoles développés entre 2000 et 2015. Sur internet d'abord, via des salons vidéo, où de petits portraits à l'aquarelle sont réalisés en trois minutes — les conversations écrites scellées à l'intérieur de la toile sous plexiglas, l'écran numérique muré dans la matière. Dans une cabine identique au Photomaton ensuite, où l'artiste reste caché — une caméra lui permet de voir le modèle, une autre diffuse en direct la peinture en train de se faire. À Hong Kong, en face à face, la main du modèle est pressée sur la peinture encore humide avant que l'œuvre lui soit offerte. À Rodez, une salle de vernissage entièrement vide — des toiles vierges à la place des œuvres — invite le public à entrer nu dans une séquence : chaque portrait réalisé à l'huile sur deux mètres de toile vient remplacer une toile vierge, l'exposition se construisant pendant son propre vernissage. À Tournon-sur-Rhône, de grandes bâches translucides séparent l'atelier du public : trois flux vidéo — la peinture, le modèle, le public — sont projetés simultanément sur ces surfaces qui incarnent physiquement la double définition de l'écran. À Rome enfin, à la fin du portrait, le modèle choisit : laisser la peinture brûler en maintenant le contact visuel, ou l'emporter en rompant ce lien.



EXPOSITIONS 

2015 – Institut Français, Rome, Italie

2015 – Ecole d’architecture, Clermont Ferrand, France

2015 – Musée, Tournon Sur Rhône, France

2014 – Asian art fair, Hong Kong, China



LECTURE SÉMENTIQUE

PEINTOMATON — contraction de peint et de Photomaton. Opération : détournement. Peint est un participe passé — l'acte est déjà accompli au moment où le mot commence. Photomaton vient du grec automatos : ce qui agit par soi-même, mécaniquement, sans délibération. La machine automatique qui capture. PEINTOMATON substitue à la capture mécanique un geste humain — mais garde la structure du protocole, la répétition, la série ouverte. ? Écran — le sous-titre tient dans un seul mot qui a perdu la moitié de son sens. Écran vient du flamand scherm : ce qui fait barrage, ce qui protège, ce qui cache. C'est son sens originel, aujourd'hui presque effacé. On n'entend plus que la surface de projection — l'écran qui donne à voir. La série réunit les deux : chaque dispositif est simultanément ce qui empêche le contact direct et ce qui rend visible une relation autrement impossible. L'écran n'est pas un obstacle corrigé — il est la condition.



PLACE DANS L'ÉCOSYSTÈME

PEINTOMATON est une racine profonde qui pose la question de l'effacement comme création. Elle dialogue avec INO ONI sur l'éphémère, mais où INO ONI détruit partiellement, PEINTOMATON détruit totalement et librement. Elle nourrit le tronc en révélant que LOst-It prolonge ce principe : créer pour créer, non pour conserver, accepter que 12 000 peintures peut-être ne seront jamais vues ensemble.

 
 
ÉCOSYSTÈME DE RÉFÉRENCE

Caractéristiques principales :

  • Espèce : Ficus macrophylla (figuier de la baie de Moreton), originaire d’Australie.

  • Plantation à Palerme : 1863–1864.

  • Hauteur : environ 30 m.

  • Structure : un tronc central avec de nombreuses racines aériennes qui descendent au sol et deviennent de nouveaux “piliers”, donnant l’impression d’un arbre avec branches-racines multiples.

   • Il est souvent considéré comme l’un des plus grands arbres d’Europe en volume de végétation.

Ficus macrophy a monumental de Garcino Canbeldi_edited.jpg

  Ficus macrophylla monumental de Giardino Garibaldi, piazza marine à Palermo.

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