PEINTURE

2025 — Atelier de Châtel Guyon, France
LES DONNÉES
Sous-Titre : ? Peinture
Catégorie : Racine
Période : 1987 - 2026
Réalisations : ~1 300 peintures à l'huile (série ouverte)
Présentation générale : PEINTURE est l'ensemble pictural fondateur : le parcours continu depuis l'enfance explorant le médium lui-même comme seule certitude, source de toutes les autres séries.
LE PORTFOLIO
Sélection : 7 œuvres sur 1300 réalisées.

1262 • PEINTURE Elena D’Alessandro Layral
«(de morir). Je juge » (p.18)
Œuvre 70/12000 • 2025 • Huile sur toile encadrée • 27x22 cm

1022 • JE REVEnir
2019 • Huile sur lin • 73x50

1057 • PEINTURE
2020 • Huile sur Lin • 35X27

1056 • Ô
2020 • Huile sur lin • 119x49

76 • PEINTURE
1997 • Huile sur toile • 41x33

85 • PEINTURE
1997 • Huile sur toile • 125x100

43 • PEINTURE
1996 • Huile sur toile • 100x100
LE PROJET
PEINTURE est la pratique originelle — le rapport direct à la matière, sans protocole, sans concept préalable. C'est dans cet espace que se formule pour la première fois, de manière non théorisée mais vécue, la question fondamentale de l'être et de l'avoir : être peintre ou avoir des peintures, être dans le geste ou posséder son résultat. Cette dissociation, d'abord inconsciente, est le germe de tout ce qui suit.
La rencontre avec les savoirs de l'art contemporain introduit une autre tension : la différence entre le discours et la praxis. Savoir parler de l'art et faire de l'art ne sont pas la même chose. Cette prise de conscience ne disqualifie pas PEINTURE — elle en révèle les limites comme posture. Produire de la peinture ne suffit pas à construire une vie artistique.
Les séries protocolaires naissent de cette nécessité : prendre de la distance avec la production pour habiter autrement la pratique. Non plus produire de l'art dans sa vie, mais avoir une vie artistique. PEINTURE reste le socle — ce à quoi on revient quand le protocole cède — mais c'est précisément parce qu'elle a posé cette question qu'elle a rendu possible tout le reste.
EXPOSITIONS
Multiples depuis 1987
LECTURE SÉMENTIQUE
PEINTURE — le mot qui se pose lui-même comme question. Opération : auto-interrogation. Du latin pingere : peindre, mais aussi tatouer, colorer, représenter — le geste physique avant le résultat. Le suffixe -ture est une charnière : il désigne à la fois l'action et son produit, comme rupture, ouverture, nature. PEINTURE contient simultanément le geste et l'objet, le faire et le fait. On ne peut pas les séparer — le mot ne le permet pas. Il porte aussi, au début, peine — l'effort, la difficulté, la souffrance consentie. Se donner de la peine : prendre soin, s'appliquer, ne pas économiser. La peinture étymologiquement est un labeur avant d'être une image. ? Peinture — le sous-titre est le titre. Nulle part ailleurs dans l'écosystème un mot ne se retourne ainsi sur lui-même. Le point d'interrogation placé devant ce seul mot ne demande pas ce qu'est la peinture en général — il demande si ce qui se fait ici est encore de la peinture, si le mot tient encore, si l'identité qu'il nomme est une certitude ou une question ouverte. C'est la série la plus ancienne et la seule qui n'ait pas trouvé de réponse — parce qu'elle est la question elle-même.
PLACE DANS L'ÉCOSYSTÈME
PEINTURE est la racine absolue — antérieure à tout protocole, à toute question formalisée. C'est elle qui contient, sans encore les nommer, toutes les tensions que les séries suivantes vont déployer : l'être et l'avoir, le discours et la praxis, la distance et le contact. Elle ne nourrit pas le tronc — elle est ce dont le tronc est fait. LOst-It n'est pas une réponse à PEINTURE : il est ce que PEINTURE est devenu quand la question a trouvé sa forme.
ÉCOSYSTÈME DE RÉFÉRENCE
Caractéristiques principales :
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Espèce : Ficus macrophylla (figuier de la baie de Moreton), originaire d’Australie.
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Plantation à Palerme : 1863–1864.
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Hauteur : environ 30 m.
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Structure : un tronc central avec de nombreuses racines aériennes qui descendent au sol et deviennent de nouveaux “piliers”, donnant l’impression d’un arbre avec branches-racines multiples.
• Il est souvent considéré comme l’un des plus grands arbres d’Europe en volume de végétation.

Ficus macrophylla monumental de Giardino Garibaldi, piazza marine à Palermo.