inTIME
Sous-titre : ? Anthropocène
Catégorie : Branches
Période : 2017
Réalisations : 44 Peintures (évolutif)
EN RÉSUMÉ
inTIME est une installation picturale participative où chaque peinture de paysage fragile est soumise à une règle simple et irréversible : achetée dans la journée, elle est sauvée ; non vendue, elle est détruite le soir même par le galeriste. L'exposition n'est pas une métaphore — elle est le miroir fidèle de ce qui se passe chaque jour à l'extérieur, où un paysage que nous ne protégeons pas disparaît.
LE PORTFOLIO
Sélection de 7 Œuvres sur l'ensemble de la production.

982 • inTIME MaURS
2018 • Huile sur lin • 30x40

988 • nTIME MaURS
2018 • Huile sur lin • 73x92
%20total%2067x125_JPG.jpg)
951 • inTIME
2017 • Huile sur lin • Polyptyque 6x(33x41) total 67x125

944 • inTIME
2017 • Huile sur lin • 30x50
%20total%2019x52_JPG.jpg)
962 • inTIME
2018 • Huile sur lin • Diptyque 2x(19x27) total 19x52 cm

981 • inTIME MaURS
2018 • Huile sur lin • 24x35

978 • inTIME MaURS
2018 • Huile sur lin • 16x27
LE PROJET
inTIME présente des paysages fragiles peints à l'huile sur lin. Le nombre d'œuvres exposées correspond au nombre de jours d'exposition. Chaque soir, une toile non vendue est altérée par le galeriste — la forme de la destruction est laissée à sa convenance, mais elle doit être réelle et à la mesure d'un paysage défiguré par l'empreinte humaine. Ce n'est pas un geste symbolique : c'est une altération physique, irréversible, proportionnée.
L'acte d'achat devient un geste de sauvegarde. Un tiers du prix de toute œuvre vendue est reversé à une association partenaire — Akamasoa, fondée par le père Pedro Opeka à Madagascar, avec laquelle l'artiste entretient un lien d'associations amies, ou une autre association selon le contexte de chaque exposition. À Maurs (Cantal), c'est une association écologique locale qui a reçu ce tiers, unique bénéficiaire de la seule œuvre sauvée pendant l’exposition.
La participation dans inTIME ne se limite pas au public : elle implique l'ensemble des protagonistes de l'œuvre d'art. Le galeriste est lui aussi acteur — c'est à lui que revient la responsabilité de la destruction, et à lui que revient le soin d'expliquer la logique de la série. La série interroge ainsi toute la chaîne — du peintre au galeriste au collectionneur — sur le sens et la portée de leurs actes face à l'urgence écologique.
Le paradoxe est formulé par la réalité elle-même : l'exposition ne fait que reproduire ce qui se passe dehors. Chaque paysage détruit dans la galerie a un équivalent dans le monde — un paysage réel que personne n'a protégé ce jour-là.
LA LECTURE SÉMENTIQUE
inTIME — Les majuscules extraient TIME (le temps). Mais le mot entier se lit intime — l'intime est la surface du mot, le temps est ce qui est emboîté à l'intérieur. Double opération : extraction (TIME) + emboîtement (TIME loge dans l'intime). L'équation posée par le titre est précise : face à l'Anthropocène, le rapport au temps de la Terre n'est pas une abstraction — c'est une question intime, personnelle, corporelle.
? Anthropocène — Le sous-titre désigne l'époque géologique définie par l'empreinte humaine sur la planète. Le ? maintient l'ouverture : la série ne pose pas l'Anthropocène comme une réalité acquise et définitive, mais comme une question à laquelle chaque geste — acheter, laisser détruire, regarder — constitue une réponse.
DANS L'ÉCOSYSTÈME DE L'ARBRE
inTIME — Les majuscules extraient TIME (le temps). Mais le mot entier se lit intime — l'intime est la surface du mot, le temps est ce qui est emboîté à l'intérieur. Double opération : extraction (TIME) + emboîtement (TIME loge dans l'intime). L'équation posée par le titre est précise : face à l'Anthropocène, le rapport au temps de la Terre n'est pas une abstraction — c'est une question intime, personnelle, corporelle.
? Anthropocène — Le sous-titre désigne l'époque géologique définie par l'empreinte humaine sur la planète. Le ? maintient l'ouverture : la série ne pose pas l'Anthropocène comme une réalité acquise et définitive, mais comme une question à laquelle chaque geste — acheter, laisser détruire, regarder — constitue une réponse.
