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PlAIsiR loSt-it

Sous-titre : ? Binôme

Catégorie : Branches

Période : 2025 - 2026

Réalisations : 14 Peintures (évolutif)



EN RÉSUMÉ

PlAIsiR loSt-it est une série de 14 autoportraits peints à l'huile confrontant par paires — PAIRS, lisible dans les majuscules du titre — la figure humaine immobile, le paysage en feux et les fragments du Mythe de Sisyphe. Née d'une invitation de Corine Borgnet, artiste parisienne au long parcours, à explorer le thème du plaisir depuis une prémisse essentielle : le plaisir n'est pas gai.



LE PORTFOLIO

Sélection de 7 Œuvres sur l'ensemble de la production.

1265 • PlAIsiR loSt-it 

« Il y a ainsi un bonheur métaphysique à soutenir l’absurdité du monde. » (p.18)

Œuvre 75/12000 • 2025 • 180 x 272 cm

1264 • PlAIsiR loSt-it 

« passion de vivre, il n’y a » (p.18)

Œuvre 72/12000 • 2025 • Huile sur toile encadrée • 61 x 46 cm

1259 • PlAIsiR loSt-it 

"C'est l'équilibre de l'évidence et du" (p.18)

Œuvre 68/12000 • 2025 • Huile sur toile encadrée • 41x33 cm • Ⓒ

1261 • PlAIsiR loSt-it 

« en même temps à l’émotion et à la clarté » (p.18)

Œuvre 69/12000 • 2025 • Huile sur toile encadrée • 106 x 50 cm

1268 • PlAIsiR loSt-it 

« Dans un sujet à la fois si humble et si chargé de pathétique, » (p.18)

Œuvre 77/12000 • 2025 • Huile sur toile encadrée • 92 x 73 cm

1270 • PlAIsiR loSt-it 

« la dialectique savante et classique doit donc » (p.18)

Œuvre 77/12000 • 2025 • Huile sur toile encadrée • 92 x 60 cm

1263 • PlAIsiR loSt-it 

« probablement que deux méthodes » (p.18)

Œuvre 71/12000 • 2025 • Huile sur toile encadrée • 27x41 cm



LE PROJET

Chaque tableau fonctionne par confrontation binaire. La figure — toujours l'artiste, toujours immobile — est placée face à un paysage en feux. Entre eux, les papiers froissés de LOst-It réémergent, portant les fragments du Mythe de Sisyphe qui continuent leur déploiement commencé dans le tronc. Le texte de Camus ne se cache pas : il persiste, lisible en arrière-plan, traversant la fumée et les flammes.

Dans plusieurs tableaux, la figure porte des objets BDSM — baillon, masque — littéralement des objets du plaisir qui suppriment la parole et la vue. La figure bâillonnée ne peut plus nommer le bonheur. La figure aveuglée ne peut plus voir la destruction qu'elle a produite. C'est l'argument rendu corps : le plaisir nous réduit au silence et à l'aveuglement face à ses propres conséquences.

La distinction entre plaisir et bonheur n'est pas ici un argument philosophique abstrait. Elle joue simultanément à deux échelles que les tableaux refusent de séparer : à l'échelle de l'individu, consumé par le plaisir jusqu'à perdre la capacité à percevoir le bonheur ; à l'échelle planétaire, les paysages qui brûlent détruisant les conditions mêmes dans lesquelles le bonheur serait possible. La même logique de consommation, le même incendie, la même irréversibilité — à deux échelles en confrontation permanente.

Dans certaines toiles, une ligne rouge horizontale coupe la surface en deux zones. Ce n'est pas une limite nouvelle : c'est le fil d'Ariane de O Μινώταυρος — le fil qui dans la série du Minotaure guidait hors du labyrinthe — qui traverse ici la toile, à peine visible dans la conflagration. Il existe encore. Il ne mène nulle part.



LA LECTURE SÉMENTIQUE

PlAIsiR loSt-it — le titre est indissociable. Les majuscules extraites sur l'ensemble : P, A, I, R dans PlAIsiR + S dans loSt → PAIRS. Opération : extraction sur le titre entier. Le plaisir perdu contient PAIRS — la paire, le binôme, l'égal en tension.

Ce que PAIRS révèle, c'est la question fondatrice : bonheur et gaieté forment un binôme en apparence synonyme dont la série expose le paradoxe irréductible. Chercher le plaisir détruit le bonheur, chercher la gaieté peut annuler la conscience. Les pairs ne sont pas en harmonie — ils sont en friction.

La série prolonge directement LOst-It : le texte du Mythe de Sisyphe est physiquement présent dans les toiles, inscrit sur la surface peinte. Ce qui dans le tronc était comprimé en quelques mots sur un Post-it — chaque pense-bête portant un fragment de la phrase qui construit progressivement le livre entier — se déploie ici sur la toile entière, comme une présence de fond, une couche qui soutient la figure. La continuité n'est pas seulement thématique : elle est picturale et littérale.

La figure humaine est au centre — autoportrait, immobile. La nature brûle autour, le feu se matérialise, la destruction est réelle. Cette immobilité est sisyphéenne : l'homme ne fuit pas, il tient. Il reste debout dans l'absurde comme Sisyphe recommence. Le plaisir brûle le bonheur comme le feu brûle la nature — et la conscience de l'homme immobile qui regarde sans bouger est la seule réponse possible.

? Binôme — le sous-titre pose la question de ce qui fait paire sans faire accord, de ce qui semble aller ensemble et se détruit mutuellement.



DANS L'ÉCOSYSTÈME DE L'ARBRE

PlAIsiR loSt-it — le titre est indissociable. Les majuscules extraites sur l'ensemble : P, A, I, R dans PlAIsiR + S dans loSt → PAIRS. Opération : extraction sur le titre entier. Le plaisir perdu contient PAIRS — la paire, le binôme, l'égal en tension.

Ce que PAIRS révèle, c'est la question fondatrice : bonheur et gaieté forment un binôme en apparence synonyme dont la série expose le paradoxe irréductible. Chercher le plaisir détruit le bonheur, chercher la gaieté peut annuler la conscience. Les pairs ne sont pas en harmonie — ils sont en friction.

La série prolonge directement LOst-It : le texte du Mythe de Sisyphe est physiquement présent dans les toiles, inscrit sur la surface peinte. Ce qui dans le tronc était comprimé en quelques mots sur un Post-it — chaque pense-bête portant un fragment de la phrase qui construit progressivement le livre entier — se déploie ici sur la toile entière, comme une présence de fond, une couche qui soutient la figure. La continuité n'est pas seulement thématique : elle est picturale et littérale.

La figure humaine est au centre — autoportrait, immobile. La nature brûle autour, le feu se matérialise, la destruction est réelle. Cette immobilité est sisyphéenne : l'homme ne fuit pas, il tient. Il reste debout dans l'absurde comme Sisyphe recommence. Le plaisir brûle le bonheur comme le feu brûle la nature — et la conscience de l'homme immobile qui regarde sans bouger est la seule réponse possible.

? Binôme — le sous-titre pose la question de ce qui fait paire sans faire accord, de ce qui semble aller ensemble et se détruit mutuellement.

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