DOSSIER ARTISTIQUE COMPLET
NOTE D'INTENTION
Je ne cherche pas de réponses. Mes toiles et mes performances ouvrent un espace de confrontation, où chacun éprouve la liberté de son geste, de sa pensée, de sa présence.
L’art n’est pas un refuge mais un champ d’expérimentation de nos contradictions, où se rejouent nos excès et nos fragilités.
Peindre, performer, vivre : des actes indissociables par lesquels je donne forme à l’absurde et ouvre le dialogue.
Chaque œuvre invite à reconnaître la violence et la beauté du monde, à penser nos limites et à inventer, malgré tout, des manières d’habiter le présent.
WE - SERIES PERFORMATIVES - NOUS
La toile – et parfois le corps de l’artiste – devient un terrain d’expérimentation collective. Le spectateur écrit, découpe, parfait, tatoue, altère ou sauve l’œuvre : il devient acteur. Ces séries déplacent la frontière entre artiste et public, et font de chaque geste un acte politique, poétique et solidaire.
LIbrE
LIBERTE? 7 performances (2017 - 2025) Dernière présentation : 2025 : PARIS - La Sorbonne
« La liberté c’est pouvoir défendre ce que je ne pense pas, même dans un régime ou un monde que j’approuve. C’est pouvoir donner raison à l’adversaire. » Albert Camus.
LIbrE est une mise en acte du principe camusien : la liberté ne réside pas dans l’affirmation de soi mais dans la capacité d’accueillir la raison de l’autre. Le dispositif — le public tatoue librement le corps de l’artiste — transforme le dialogue en expérience physique : le spectateur devient auteur d’une trace irréversible, et l’artiste, support et témoin d’un discours qu’il ne maîtrise plus.
Ce renversement du rapport entre émetteur et récepteur matérialise la démocratie comme tension incarnée : la liberté s’y éprouve dans la confrontation consentie à l’altérité. Le corps, traversé par les vérités individuelles, devient archive collective, miroir de la pensée plurielle.
En prolongeant la logique des séries participatives antérieures (AVEC, JE SUIS UNE PUTE, GRAFF), LIbrE radicalise la question de l’engagement : le corps de l’artiste remplace la toile comme espace de co-écriture. La performance fonde une éthique du risque et de la porosité : se rendre vulnérable à l’autre pour éprouver le sens de la liberté.
inTIME
ANTHROPOCENE? 51 peintures (2019- 2023) Dernière présentation : 2019 : CLARMONT-FD - Louis Dimension Gallery
« Intime fait du geste un choix : s’engager pour sauver, ou laisser disparaître. »
Des paysages fragiles, peints à l’huile sur lin.
Le nombre d’œuvres présentées correspond au nombre de jours d’exposition.
Chaque soir, une toile est altérée… sauf si elle a trouvé acquéreur.
Un paysage « acheté-sauvé » consacre un tiers de sa valeur à la fondation Akamasoa, qui a sorti plus de 500000 personnes de l’extrême pauvreté et replante chaque année 20 000 arbres à Madagascar ravagé par la déforestation.
O Μινώταυρος
AUTOPHAGIE? 48 peintures (2023 - 2024) Dernière présentation : 2024 : BRIVE - Musée Labenche (commissaire : V Riga-Jourjon)
« J’interroge, par le mythe du Minotaure, notre capacité à pacifier notre part animale et à retrouver une tempérance perdue dans le labyrinthe des barbaries humaines et de l’absurdité de la vie. »(série en deux volets)
Autophagie? (2023-2024) met en scène un Minotaure vêtu de bleu, figure de l’animalité et de l’ombre intérieure. Sébastien Layral détourne le mythe pour en faire une métaphore de nos propres labyrinthes et des impasses politiques, sociales et écologiques de notre temps.
imMORtALE? (2024-2025) naît du décès d’Elena D’Alessandro Layral, intégrée à l’œuvre par son image et même ses cendres funéraires. Transformée en Minotaure, elle forme avec l’artiste un couple hybride où amour et deuil se confondent, où la perte devient force créatrice.L’ensemble affirme que le Minotaure n’est pas un monstre extérieur, mais la part intime de l’humain qu’il faut apprendre à regarder pour trouver l’équilibre dans le déséquilibre.
SEPPUKU
APPROPRIATION? 3 peintures (2017- 2024) Dernière présentation : 2024 : BRIVE - Musée Labenche(commissaire : V Riga-Jourjon)
Un lancer de fléchette sur la toile coûte 100 €. Chaque carré touché, préalablement dessiné, est découpé, encadré et offert au joueur comme lot.L’intégralité des fonds est reversée à une association qui accompagne les migrants en France.
"SEPPUKU propose une expérience où le spectateur n’est plus simple observateur mais acteur d’un geste irréversible. Chaque lancer de fléchette, acheté au prix fixé, entame la toile, en prélève un fragment et le transforme en possession individuelle. Ce rituel détourne le sacrifice traditionnel pour interroger notre rapport à l’art, au marché et à la responsabilité. Détruire devient consommer, mais aussi redistribuer : les sommes collectées sont reversées aux migrants. Dans cette tension entre absurdité et don, SEPPUKU oblige chacun à mesurer le sens et la portée de son propre acte."
moissoNB1
DEMOPHAGIE? 31 peintures (2020- 2022) Dernière présentation : 2023 : LILLE - Galerie Louis Dimension
« moissoNB1 met en scène le Windigo de notre histoire: la cupidité qui, siècle après siècle, pousse l’humanité à se dévorer elle-même. »
moissoNB1 revisite la figure du Windigo pour révéler nos monstres modernes. Chaque toile associe un personnage central à un paysage historique où la cupidité des puissants a détruit sa propre communauté. Reliées à des vidéos accessibles par QR code, ces œuvres inscrivent la mémoire des tragédies dans un dispositif participatif où le public écrit ses impressions sur des toiles vierges. La série met en lumière la répétition tragique de ces drames à travers le temps: un cycle perpétuel où l’histoire humaine se dévore elle-même.
diCIBLE
SILENCE? 17 peintures (2019- 2024) Dernière présentation : 2024 : LILLE - Louis Dimension Gallery
PRIX DE L’ŒUVRE
Disponible à 2 200 €, l’œuvre peut voir son prix baisser grâce au jeu de fléchettes.
PRIX D’UNE PARTIE
10 € la partie (dont 2 € reversés à l’association FA.ZA.SO.MA.), avec un seul lancer. Maximum 21 parties.
RÈGLE DU JEU
Le portrait comporte des zones numérotées de 1 à 8. Chaque chiffre vaut ×10 (zone 8 = 80 €, zone 7 = 70 €, etc.).
La valeur de la zone touchée est déduite du prix de départ de l’œuvre.
EXEMPLE
Deux lancers touchant 5 (50 €) et 8 (80 €) font baisser le prix de 130 €. L’œuvre passe alors de 2 200 € à 2 070 €.
Et ainsi de suite.
inTIME
ANTHROPOCENE? 51 peintures (2019- 2023) Dernière présentation : 2019 : CLARMONT-FD - Louis Dimension Gallery
« Intime fait du geste un choix : s’engager pour sauver, ou laisser disparaître. »
Des paysages fragiles, peints à l’huile sur lin.
Le nombre d’œuvres présentées correspond au nombre de jours d’exposition.
Chaque soir, une toile est altérée… sauf si elle a trouvé acquéreur.
Un paysage « acheté-sauvé » consacre un tiers de sa valeur à la fondation Akamasoa, qui a sorti plus de 500000 personnes de l’extrême pauvreté et replante chaque année 20 000 arbres à Madagascar ravagé par la déforestation.
ME - SERIES NON PARTICIPATIVES - MOI
Les séries non participatives sont des ensembles où la peinture devient un espace de réflexion intime. Elles explorent l’absurde, l’hybris, le plaisir ou encore la mémoire. Ici, le spectateur n’intervient pas physiquement, mais il est invité à lire les toiles comme des champs de pensée où le visible dialogue avec le texte. Ces œuvres posent des questions universelles et philosophiques, où l’acte de peindre est en lui-même une confrontation avec le temps, la limite et le sens.
PLaISir
CIRCLUSION? 6 peintures (2025) Dernière présentation : 2025 : PARIS - 100esc (curation Corine Borgnet)
"PLaISir fait dialoguer texte et portrait pour explorer comment le plaisir et le bonheur s’inventent, entre émotion et raison, au cœur d’un monde absurde."
PLaISir prolonge la démarche initiée avec la série Lost-It, où les toiles réécrivaient le texte du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus en laissant apparaître les mots comme partie intégrante de l’image. Ici encore, le texte affleure sur les fonds des tableaux : il ne se cache pas, mais s’expose et dialogue avec le portrait peint. Cette continuité affirme une recherche où peinture et littérature se rencontrent, où le visible et le lisible se nourrissent l’un l’autre. La série interroge la manière dont le plaisir et le bonheur peuvent exister dans un monde traversé par l’absurde, et propose la toile comme lieu de pensée incarnée, entre émotion et clarté.
Lost-It
ABSURDE? 75 peintures/12000 (2022 - 2122) Dernière présentation : 2021 : BRIVE - Musée Labenche (commissaire : V Rigau-Jourjon)
"Réécrire Le Mythe de Sisyphe sur 12 000 Post-It peints, où chaque toile autonome et inachevée rejoue l’absurde camusien : créer sans fin en sachant que l’accomplissement restera impossible."
Peindre Le Mythe de Sisyphe d’Albert Camus à partir de pense-bêtes. Réécrire l’essai sur l’absurde sous forme de « Post-It », comme autant de tâches à accomplir. Chaque fragment froissé devient signe d’oubli et d’abnégation.
À chaque pense-bête correspond une peinture. Environ 12 000 toiles à réaliser, soit près d’un siècle de travail. L’ensemble ne pourra jamais être achevé : l’œuvre rejoue ainsi, dans sa fabrication même, la condition de Sisyphe.
Chaque peinture, autonome et incomplète, contient en creux le livre entier, amputé de ses mots. La série entière devient une mise en abyme : la vie artistique qui s’y consacre illustre l’absurde camusien, répétant sans fin le geste de créer, sachant que l’accomplissement restera hors d’atteinte.
CEnSURE
CESURE? 1 sculpture humaine (2019) Dernière présentation : 2024 : LILLE - Canope (commissaire : Louis Dimension Gallery)
« Dans quelques années, quand je t'aurai oubliée, et que d'autres histoires comme celle-là, par la force encore de l'habitude, arriveront encore, je me souviendrai de toi comme de l'oubli de l'amour même. Je penserai à cette histoire comme à l'horreur de l'oubli. Je le sais déjà. » Texte extrait d’Hiroshima mon amour.
Le lobule gauche de l’artiste est mis en vente lors d’une exposition à Rome, en geste de résistance face à la censure.
En cas d’acquisition, sa part sera intégralement reversée à sept projets humanistes œuvrant pour la défense de la liberté.
DEMARCHE
Sébastien Layral D'Alessandro développe depuis 1987 une œuvre qui conjugue peinture figurative, performance participative et installations.
Son travail s’inscrit dans une perspective critique : mettre à l’épreuve nos valeurs contemporaines — liberté, désir, justice, écologie, spectacularité — en les confrontant à des formes plastiques qui engagent à la fois le corps et la pensée.
Au cœur de cette démarche se trouve une interrogation camusienne : comment rendre habitable l’absurde ?
L’artiste convoque aussi bien le mythe de Sisyphe que la pratique de l’Aïkido, afin de transformer la confrontation en coopération, et de déplacer le conflit vers une énergie commune.
Ses œuvres, qu’elles prennent la forme de portraits peints, de toiles collectivement altérées, de rituels performés ou de dispositifs participatifs, constituent autant de terrains d’expérimentation démocratique.
Le spectateur n’y est pas simple témoin : il est acteur, responsable, parfois même corps engagé dans l’œuvre.
En explorant les questions existentielles de notre condition absurde et en confrontant les points de vue, Layral D’Alessandro construit une œuvre qui cherche à harmoniser les libertés individuelles pour ouvrir une conscience collective.
BIO
Sébastien Layral D’Alessandro vit et travaille à Châtel-Guyon. Actif depuis 1987, il développe une pratique mêlant peinture et performance, avec plus de 1 300 toiles, 110 expositions et 37 performances. Sa démarche relie étroitement vie et art : nourrie de philosophie, d’engagement humanitaire et d’arts martiaux, elle constitue un outil de questionnement critique sur les fondements politiques et sociaux de notre époque.
Ses portraits et dispositifs participatifs interrogent la liberté, l’éthique et la possibilité d’un dialogue entre raison, émotion et sensation. En associant la singularité de l’expérience vécue et l’intervention du public, l’œuvre transforme la pratique artistique en espace de réflexion partagée, où l’individuel et le collectif se confrontent.
Présenté à Paris, Rome, Istanbul ou Hong Kong, son travail met en tension l’intime et le politique, ouvrant des situations de friction qui invitent à reconsidérer nos manières de voir, d’écouter et d’agir. Chaque projet devient ainsi une proposition adressée au spectateur : que nous devons-nous d'être au monde ?
EDITIONS & PUBLICATONS
2024 : FRANCE : Ville de Brive - "LIbre", la performance.
2024 : FRANCE : Ville de Brive - Interview sur la démarche.
2024 : FRANCE : France 3.
2024 : FRANCE : Galerie Louis Dimension - O Μινώταυρος - Catalogue.
2024 : FRANCE : Artension Magazine - N°184 (p.58).
2024 : FRANCE : La Montagne.
2023 : TOKYO : The Edge Magazine - Spring-Summer.
2023 : FRANCE : France3.
2023 : FRANCE : Ecole d’Art de Riom - loSt It - Catalogue.
2022 : NEW YORK : The Edge Magazine - Autumn-Winter.
2022 : FRANCE : FRANCE 3.
2022 : FRANCE : 1 Interview 1 Artiste.
2018 : FRANCE : Artension Magazine - N°18.
2018 : FRANCE : Galerie 18bis - Catalogue.
2017 : FRANCE : Art Absolument Magazine - N°77.
2016 : FRANCE : Radio Arverne - Interview.
2016 : FRANCE : Clermont Info.
2015 : IRAN : Etemad Magazine.
2015 : FRANCE : FRANCE 3.
2014 : HONG KONG : Hong Kong Economic Times Magazine.
2014 : FRANCE : Espace Jules Valès - Catalogue.
2014 : FRANCE : Boung Bang Magazine.












































































































