top of page

JoeyStarr

? Constellation

 

JoeyStarr est un bourgeon de l'écosystème, projet d'installation de peinture construit autour d'une amitié — celle avec Didier Morville, dit JoeyStarr. Non la figure médiatique réduite à sa réputation, mais l'homme multiple que la proximité révèle : bon, complexe, semblable dans le fond et opposé dans la forme. Six portraits à l'huile, peints sur les faces de cubes manipulables par le spectateur, qui se recombinent en figures hybrides sans en imposer aucune.

Voir la page Démarche →




LECTURE SÉMANTIQUE
 

JoeyStarr — pseudonyme construit par superposition (Joey + Starr). Joey est l'amical, le diminutif, ce que les amis utilisent. Starr est l'étoile en anglais avec un double R — orthographe qui n'est pas le mot anglais standard star mais sa version assumée, choisie, signée. Le pseudonyme est lui-même une opération : faire de soi un nom qui n'existe pas, mais qui désigne quelqu'un d'unique. JoeyStarr n'est pas Didier Morville — c'est ce que Didier Morville est devenu en se nommant ainsi.

Le titre de la série utilise les majuscules entières : JoeyStarr. Pas d'extraction typographique. L'opération est ailleurs : c'est la totalité du nom de scène qui est reprise comme titre, sans le séparer de la personne qui le porte. La série traite l'identité publique non comme masque à retirer mais comme face possible à intégrer.

? Constellation — le sous-titre déplace la lecture du nom propre. Une étoile (Starr) ne suffit pas à orienter. Une constellation, oui — elle relie plusieurs étoiles en une figure. Le sous-titre annonce le dispositif des six cubes : un homme n'est pas une seule face, c'est un réseau d'amitiés visibles ensemble.




LE DISPOSITIF
 

Sur le modèle d'un jouet d'enfance — des cubes assemblés formant six images différentes selon leur disposition — JoeyStarr propose six portraits à l'huile : celui de Didier et de cinq personnes qu'il aime et souhaite amener à la lumière.

Chaque cube de 30 cm de côté, en bois apprêté à la colle de peau, porte sur chacune de ses faces un fragment de l'un des portraits. Organisés dans une caisse américaine de 150×150, les cubes restituent une identité reconnaissable. Déplacés librement par le spectateur, ils génèrent des figures nouvelles, hybrides, presque androgynes — aucune n'étant plus vraie que les autres.

L'ensemble peut être présenté comme pièce unique ou vendu cube par cube aux enchères au bénéfice de l'association FA.ZA.SO.MA..




L'AMITIÉ COMME MÉTHODE
 

Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es. Le projet ne peint pas un homme — il peint un réseau d'affinités, une réalité collective comme somme de vérités individuelles. Aucune face n'est plus vraie que les autres : c'est le déplacement par le spectateur qui constitue chaque figure.

L'amitié est ici méthode de connaissance, non motif sentimental. Connaître quelqu'un, c'est connaître ses amis — non pour les ajouter à son dossier biographique, mais parce que ce qu'il aime dit ce qu'il est plus précisément que ce qu'il fait publiquement. La série prend acte de cette logique en la rendant manipulable : le spectateur déplace les cubes, essaye des combinaisons, voit Didier Morville devenir partiellement quelqu'un d'autre, voit l'autre devenir partiellement Didier Morville.

À l'image fixée par les médias, le projet oppose un objet qui multiplie les faces sans en imposer aucune. C'est le geste politique exact du projet : refuser que l'identité publique d'un homme se réduise à sa réputation médiatique.




LIEUX ENVISAGÉS
 

Le projet est en développement. La distribution des six portraits — Didier et les cinq personnes qu'il aime et souhaite amener à la lumière — reste à finaliser avec lui. Les cubes en bois apprêté à la colle de peau sont à fabriquer aux dimensions précises (30 cm de côté). La caisse américaine de 150×150 attend sa version définitive.

Aucun lieu d'exposition n'est fixé à ce jour. Le projet peut s'inscrire dans une présentation classique en galerie (la pièce unique de 150×150) ou dans une vente aux enchères par cube au bénéfice d'une association. Les deux options restent ouvertes.

IMG_4568 2.HEIC

JoeyStarr




ŒUVRES
 

Projet en cours, éléments préparatoires en place. Les vignettes documentent la maquette des cubes, les esquisses des six portraits, et les éléments visuels de référence (jouet d'enfance qui inspire le dispositif).



EXPOSITIONS
 

Projet en développement, non encore exposé.



PLACE DANS L'ÉCOSYSTÈME
 

JoeyStarr est un bourgeon qui pose la question de la figure publique comme réalité multiple. Elle dialogue avec DANS LE VENTRE DE LA PEINTURE et Marie-Agnès Gillot sur la représentation des figures engagées — mais là où ces séries maintiennent une distance critique (brouillage volontaire pour DANS LE VENTRE DE LA PEINTURE, dispositif performatif collectif pour Marie-Agnès Gillot), JoeyStarr part de l'intérieur, depuis l'amitié, et confie au spectateur la responsabilité de recomposer la figure. Elle nourrit le tronc en révélant que LOst-It peut aussi être un portrait — que derrière le geste absurde et répété il y a toujours un visage humain, multiple et insaisissable. Et qu'aucune face ne tient seule.



RÉCAP FINAL
 

JoeyStarr— 2024, bourgeon en projet. Installation de six portraits à l'huile sur cubes de 30 cm de côté en bois apprêté à la colle de peau. Organisés dans une caisse américaine de 150×150 cm. Manipulables par le spectateur, qui génère des figures hybrides à partir des six portraits (Didier Morville et cinq personnes de son réseau d'affinités). Présentation possible en pièce unique ou en vente aux enchères par cube au bénéfice d'une association.



DOSSIE SPÉCIFIQUE
 



MICRO-RÉFÉRENCE FICUS

Ficus macrophy a monumental de Garcino Canbeldi_edited.jpg

  Ficus macrophylla monumental de Giardino Garibaldi, piazza marine à Palermo.

bottom of page