RÉTRO
Sous-titre : ? Critique
Catégorie : Racine
Période : 2012
Réalisations : 17 Peintures (série fermée)
EN RÉSUMÉ
RÉTRO est une série de 17 peintures à l'huile sur toile en formats divers, chacune un autoportrait de l'artiste tel qu'il est en 2012, associée à une critique marquante reçue pour chacune des 17 années d'engagement artistique depuis 1995. La critique est inscrite sur la toile et au dos — visible et cachée à la fois.
LE PORTFOLIO
Sélection de 7 Œuvres sur l'ensemble de la production.







LE PROJET
RÉTRO propose une rétrospection critique de l'engagement artistique depuis ses origines. La série réalise 17 peintures à partir de l'image actuelle de l'artiste en 2012 — un autoportrait unique décliné 17 fois, une toile pour chaque année passée en tant qu'artiste engagé depuis 1995. Pour chacune de ces toiles, une critique marquante ayant affecté le travail cette année-là est associée : inscrite sur la surface de la toile et au dos, visible et souterraine simultanément.
Le dispositif révèle que l'artiste de 2012 porte en lui toutes ces années et toutes ces voix — amicales, hostiles, ou indifférentes. Le même visage est traversé par 17 regards extérieurs successifs. La série interroge comment on devient artiste : non pas par choix solitaire et linéaire, mais par une construction dialoguée, faite de paroles reçues, de blessures absorbées, de redéfinitions progressives. Ce que l'on est en 2012 est l'empilement de tout ce qu'on a entendu depuis 1995.
LA LECTURE SÉMENTIQUE
RÉTRO — entièrement en majuscules. Opération : réhabilitation. Le mot rétro est ordinairement péjoratif — nostalgique, dépassé, tourné vers le passé comme une faiblesse. La série le réhabilite : regarder en arrière est une condition nécessaire de compréhension, un acte critique et non une régression. Le rétroviseur permet d'avancer en sécurité. La rétrospection est méthode.
La structure du mot porte également un miroir : R-É-T-R-O — le R initial et le R central se répondent, formant une symétrie autour du T, de l'axe. Le mot se regarde lui-même. L'O final est le cercle, le retour au point de départ, le zéro depuis lequel tout recommence.
? Critique — le sous-titre nomme la matière de la série : les voix extérieures qui ont travaillé le travail. Mais critique porte aussi son sens plein : la capacité à examiner, à juger, à distinguer. Le ? ouvre la question : la critique reçue construit-elle ou détruit-elle ? La série répond que les deux sont inséparables
DANS L'ÉCOSYSTÈME DE L'ARBRE
RÉTRO — entièrement en majuscules. Opération : réhabilitation. Le mot rétro est ordinairement péjoratif — nostalgique, dépassé, tourné vers le passé comme une faiblesse. La série le réhabilite : regarder en arrière est une condition nécessaire de compréhension, un acte critique et non une régression. Le rétroviseur permet d'avancer en sécurité. La rétrospection est méthode.
La structure du mot porte également un miroir : R-É-T-R-O — le R initial et le R central se répondent, formant une symétrie autour du T, de l'axe. Le mot se regarde lui-même. L'O final est le cercle, le retour au point de départ, le zéro depuis lequel tout recommence.
? Critique — le sous-titre nomme la matière de la série : les voix extérieures qui ont travaillé le travail. Mais critique porte aussi son sens plein : la capacité à examiner, à juger, à distinguer. Le ? ouvre la question : la critique reçue construit-elle ou détruit-elle ? La série répond que les deux sont inséparables