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inTIME

? Anthropocène

 

inTIME est une branche structurelle jointe aux racines de la pratique, reconnectée au tronc LOst-It en 2026. Première phase 2017-2018, 43 peintures de paysages fragiles à l'huile sur lin, soumises à une règle irréversible : achetée dans la journée l'œuvre est sauvée, non vendue elle est détruite le soir même par le galeriste. Ce que la chaîne — peintre, galeriste, acheteur, association — ne sauve pas collectivement disparaît.

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LECTURE SÉMANTIQUE
 

Trois lectures se superposent dès le titre. La décomposition typographique — in en minuscule, TIME en majuscule — fait émerger le temps d'un dedans : l'intime (privé) se déploie dans le temps (public, partagé, irréversible). La résonance anglaise in time — à temps, juste à temps, avant qu'il ne soit trop tard — répond directement au protocole de la dernière chance. La lecture française intime désigne enfin la zone privée retournée ici en geste collectif, puisque la destruction implique toute la chaîne.

? Anthropocène — le sous-titre nomme l'âge où l'humanité est devenue force géologique. Chaque œuvre détruite chaque soir fait du protocole un miroir littéral du processus écologique : ce qui n'est pas activement sauvé disparaît, et l'inaction collective produit la destruction.




LE PROTOCOLE
 

Une œuvre par jour, au mur d'une galerie. Vendue avant la fin de la journée, elle est sauvée. Non vendue, elle est physiquement détruite le soir par le galeriste lui-même. La règle est connue de toutes les parties dès l'entrée. Aucun symbolisme : altération réelle, irréversible, proportionnée. Un tiers du prix de toute œuvre vendue est reversé à une association écologique active sur le territoire de l'exposition. Première partenaire : Les Copains Bio, à Maurs en 2018, qui replante des blés anciens pour produire un pain sans gluten.




DEUX EXPOSITIONS, DEUX RÉSULTATS
 

Première exposition, Anthropocène, à la galerie associative L'Épicerie, à Maurs, en 2018. Quinze paysages fragiles à l'huile. Les galeristes, d'abord opposés à participer activement à la destruction, finissent par jouer le protocole. Quatorze œuvres sont détruites, une seule sauvée — par une acheteuse qui paye en dix fois et qui refuse, dit-elle, que l'exposition prouve l'incapacité collective à agir.

Deuxième présentation. Une œuvre est exposée à Polydome, Clermont-Ferrand, pendant les 12ᵉˢ Journées Scientifiques du Réseau Français de Métabolomique et Fluxomique, sur invitation du chercheur en biologie Cyril Jousse. À la clôture du forum, elle est brûlée publiquement.




DOCUMENTATION
 

Les œuvres détruites ne survivent que par leurs traces. Deux films courts documentent les destructions, l'un à mains nues, l'autre par le feu. Une dizaine de photographies enregistrent l'état des œuvres altérées.

2018 - Galerie L’Épicerie, Maurs, France – "Anthropocène"

2019 – 12es Journées Scientifiques du Réseau Français de Métabolomique et Fluxomique, Polydôme, Clermont Ferrand, France – "Anthropocène"




ŒUVRES
 

Quatre paysages fragiles peints à l'huile sur lin, du format 30×50 au polyptyque. Œuvres sauvées (collections privées) et œuvres détruites (archives photo et vidéo).



EXPOSITIONS
 

2019 — 12es Journées Scientifiques du Réseau Français de Métabolomique et Fluxomique, Polydôme, Clermont-Ferrand, France — « Anthropocène »

2018 — Galerie L'Épicerie, Maurs, France — « Anthropocène »



VERS L'ACHAT COLLECTIF
 

inTIME cherche maintenant à devenir le laboratoire d'une pratique collective : qu'une exposition entière soit sauvée par un achat à plusieurs — galeristes, collectionneurs, amateurs, institutions, citoyens — sur une œuvre commune. Si la règle se vérifie, ce que l'art expérimente sur la toile pourrait s'éprouver sur le foncier : acheter ensemble une œuvre comme on apprend à acheter ensemble une terre. La série attend un partenaire critique pour penser ce passage et écrire ce qu'il rend possible.



PLACE DANS L'ÉCOSYSTÈME
 

inTIME est une branche jointe aux racines de la pratique : reprise en 2026, articulée au tronc LOst-It par la friction de l'absurde camusien. Née en 2017 comme exploration de la responsabilité écologique par le protocole de destruction, elle dialoguait alors avec lOSt sur la redistribution et avec SEPPUKU sur l'irréversibilité. Reliée au tronc, elle a révélé que l'absurde camusien passe par l'inaction : ce que nous ne sauvons pas activement disparaît, et la conscience seule de cette règle ne suffit pas à la suspendre. La série prolonge la question fondatrice — nous devons-nous d'être responsables de ce qui ne nous appartient pas — en l'inscrivant dans le geste irréversible de chaque soir.



RÉCAP FINAL
 

inTIME — première phase 2017-2018, 44 œuvres réalisées en huile sur lin, formats du 14 × 18 cm au polyptyque 67 × 125 cm. Une œuvre vendue : sauvée. Une œuvre non vendue : détruite le soir même par le galeriste. Partage du prix en trois tiers égaux (artiste, galerie, association écologique partenaire). La série rouvre en 2026 comme branche, articulée au tronc LOst-It par la friction de l'absurde camusien.



DOSSIER SPÉCIFIQUE
 



MICRO-RÉFÉRENCE FICUS

Ficus macrophy a monumental de Garcino Canbeldi_edited.jpg

  Ficus macrophylla monumental de Giardino Garibaldi, piazza marine à Palermo.

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