FANIMAL

2012 — Galerie Nicolas Deman, Paris, France
LES DONNÉES
Sous-Titre : ? Antropomorphie
Catégorie : Racine
Période : 2009 - 2013
Réalisations : 27 peintures (série fermée)
Présentation générale : FANIMAL est une série participative interrogeant la frontière entre animal et humain, transformant l'identification zoomorphe en acte créatif.
LE PORTFOLIO
Sélection : 7 œuvres sur 27 réalisées.

539 • FANIMAL
2011 • Huile sur lin • 73x54

519 • FANIMAL
2011• Huile sur lin • 73x54

538 • ANIMAL
2011 • Huile sur lin • 73x54

482 • FANIMAL
2011 • Huile sur toile • 27x41

518 • FANIMAL
2011 • Huile sur lin • 27x41

517 • FANIMAL
2011 • Huile sur lin • 41x27

513 • FANIMAL
2011 • Huile sur lin • 41x27
LE PROJET
FANIMAL propose aux visiteurs de l'atelier une rencontre avec leur propre animalité. Chaque modèle est invité à dire à quel animal ou partie d'animal il se sent associé — question simple qui révèle ce qu'on ne dit jamais sur soi. Une photographie est prise, puis l'artiste peint cette image avec du blanc de titane, unifiant le corps et l'animal dans une représentation monochrome.
L'œuvre est rendue volontairement éphémère par un ponçage traversant, introduisant les traces du rapport animal/humain dans la matière picturale elle-même. Le modèle est invité à valider l'œuvre par un trait blanc apposé au pinceau — signature de son propre animal intérieur.
FANIMAL révèle que nous sommes tous des hybrides, que l'animalité n'est pas honte mais vérité. La série pose la question de ce qui nous lie à nos corps, ce qui nous traverse d'instinct et de sauvagerie
EXPOSITIONS
X
LECTURE SÉMENTIQUE
FANIMAL — contraction de FEMME et d'ANIMAL. Opération : absorption. De FEMME, il ne reste que le F — une initiale, une trace, presque une disparition. Le mot ANIMAL avale FEMME et ne restitue qu'une lettre. Mais ANIMAL contient déjà, en son cœur, le mot latin anima — souffle, âme, et dans la psychologie jungienne, l'archétype féminin logé dans l'inconscient. FANIMAL rend visible ce que ANIMAL dissimulait : la présence du féminin à l'intérieur même de l'animal. Ce n'est pas une métaphore — c'est une étymologie retrouvée. Le F ne disparaît pas : il nomme ce qui était déjà là. ? Anthropomorphie — le sous-titre questionne le geste habituel qui consiste à projeter l'humain sur l'animal. La série l'inverse : elle cherche l'animal dans la femme, ou la femme dans l'animal — non comme réduction ou insulte, mais comme reconnaissance d'une continuité que le langage ordinaire efface. Le ? ouvre la question : l'anthropomorphie est-elle une générosité (on prête une âme à l'animal) ou une confiscation (on nie à la femme son animalité) ?
PLACE DANS L'ÉCOSYSTÈME
FANIMAL est une racine profonde qui pose la question de l'animalité humaine et de l'hybridité. Elle dialogue avec INO ONI sur le corps, mais où INO ONI le respecte, FANIMAL l'interroge comme animal. Elle nourrit le tronc en révélant que LOst-It transcende cette question : elle crée au-delà du corps, dans l'absurde pur du geste répété.
ÉCOSYSTÈME DE RÉFÉRENCE
Caractéristiques principales :
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Espèce : Ficus macrophylla (figuier de la baie de Moreton), originaire d’Australie.
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Plantation à Palerme : 1863–1864.
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Hauteur : environ 30 m.
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Structure : un tronc central avec de nombreuses racines aériennes qui descendent au sol et deviennent de nouveaux “piliers”, donnant l’impression d’un arbre avec branches-racines multiples.
• Il est souvent considéré comme l’un des plus grands arbres d’Europe en volume de végétation.

Ficus macrophylla monumental de Giardino Garibaldi, piazza marine à Palermo.







